Lafrenière Judy

DoctoranteUniversité lavalCanadaQuébec

Je suis étudiante au doctorat en aménagement du territoire à l’université Laval. Ancienne décrocheuse j’ai complété, mon secondaire 5, les cours compensateurs à l’université, un Baccalauréat en économie et une maîtrise en aménagement dans les dernières 10 années tout en étant mère monoparentale. Je n’ai jamais baissé les bras. J’ai maintenant un deuxième enfant âgé de 17 mois. Il devait commencer la garderie en mai dernier pour que je puisse revenir après un congé parental d’un an. Toutefois la garderie que j’avais trouvé, par miracle disons-le, à fermer dans le contexte de la covid. J’ai donc dû demander un report de versement au fond de recherche du Québec. J’ai vraiment remué ciel et terre pour trouver une garderie, mais la situation était déjà critique avant la pandémie !
J’ai réussi à trouver une garderie en septembre pour enfin reprendre mes travaux de recherche. Toutefois depuis septembre j’avance à pas de tortues. Depuis septembre je dois garder mes enfants constamment à la maison parce qu’ils font de la fièvre pu ont le nez qui coule. Ma fille et mon fils ont dû passer le test pour la covid à 5 reprises et être ainsi en retrait à la maison. La garderie de mon fils vient de fermer pour 14 jours. Mon conjoint n’ayant pas le droit aux congés maladies je dois assumer seule la responsabilité des enfants.
Je suis anxieuse et je suis choquée par l’inégalité de la situation pour les femmes en recherche. J’ai vraiment peur de manquer de financement compléter mes études. Malheureusement, aucun prolongement n’est prévu jusqu’à ce jour. L’anxiété rend difficile mon travail lorsque je pourrais m’y consacrer. J’ai peiné à ma concentrer tellement cette situation me rend anxieuse. De plus, j’ai abandonné toutes mes implications afin de me concentrer au nécessaire pour ma diplomation.